Comparaison à garanties équivalentes

Assurance emprunteur Allianz —
les options changent tout le calcul

Une offre modulable se compare mal, parce que deux devis du même assureur peuvent différer de quarante pour cent selon les options cochées. Avant de regarder le prix, il faut savoir ce que vous avez devant vous, et surtout ce dont vous avez réellement besoin.

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La modularité

Pourquoi deux devis du même assureur ne se ressemblent pas

Les offres emprunteur modernes fonctionnent par briques. Un socle obligatoire, décès et perte totale et irréversible d'autonomie, puis des garanties qui s'ajoutent : incapacité temporaire de travail, invalidité permanente totale, invalidité permanente partielle, perte d'emploi. À quoi s'ajoutent des paramètres qui modulent chacune de ces briques.

La franchise en est le meilleur exemple. Trente, soixante, quatre-vingt-dix ou cent quatre-vingts jours : le choix fait varier la cotisation de façon très visible, et il détermine combien de mois d'échéances resteront à votre charge en cas d'arrêt de travail. Deux devis affichant des tarifs très différents peuvent ne différer que sur cette ligne.

Il en va de même pour la quotité, la définition de l'invalidité retenue, le traitement des affections du dos et psychiatriques, et les âges limites de chaque garantie. Chacun de ces paramètres a un prix, et chacun a une utilité réelle qui dépend de votre situation personnelle.

La conséquence pratique est simple : comparer deux devis sans avoir vérifié qu'ils portent sur le même périmètre ne sert à rien. C'est pourtant ce que font la plupart des comparateurs automatiques, et c'est ce qui explique les écarts spectaculaires qu'ils affichent.

Le tri

Quelles options servent vraiment, selon qui vous êtes

Aucune de ces garanties n'est bonne ou mauvaise dans l'absolu. Elles sont utiles ou inutiles selon votre statut, votre protection sociale et la nature de votre projet.

  • L'incapacité temporaire de travail : indispensable pour un indépendant sans maintien de revenus, importante pour un salarié du privé, moins déterminante pour un fonctionnaire titulaire dont le traitement est maintenu plusieurs mois. Elle est de toute façon exigée par presque toutes les banques.
  • L'invalidité permanente partielle : elle intervient à partir d'un taux d'invalidité de trente-trois pour cent, là où l'invalidité totale n'intervient qu'à soixante-six. Elle renchérit sensiblement la cotisation. Elle a du sens sur un métier manuel où une invalidité partielle empêche d'exercer, moins sur un poste sédentaire.
  • La garantie perte d'emploi : conditions d'indemnisation souvent très encadrées, durée d'indemnisation limitée, exclusion des ruptures conventionnelles et des démissions. Elle n'a aucun objet pour un fonctionnaire titulaire ou un indépendant, et son rapport utilité-prix est discutable pour beaucoup de salariés.
  • La couverture des affections non objectivables : dos et troubles psychiatriques, sans condition d'hospitalisation. Ce n'est pas une option de confort : ces pathologies représentent une part importante des arrêts longs, et c'est le critère qui fait échouer le plus de dossiers à l'examen bancaire.
  • La franchise : alignez-la sur la durée pendant laquelle vos revenus sont maintenus par votre employeur ou votre prévoyance. Payer une franchise de trente jours quand votre convention collective vous garantit trois mois de salaire revient à couvrir une période où vous ne perdez rien.
L'effet sur le prix

Ce que coûte chaque option, en ordre de grandeur

Sur un contrat de base décès et PTIA à 100, voici l'effet indicatif de chaque brique. Les valeurs varient selon les compagnies et les profils, mais les proportions se retrouvent partout.

Indices relatifs à un socle décès et PTIA ramené à 100. Ordres de grandeur destinés à situer l'effet de chaque option.
Garantie ajoutéeEffet sur la cotisationUtile pour
Socle décès et PTIA100Tout le monde, exigé
+ incapacité, franchise 180 j130 à 150Salariés bien couverts
+ incapacité, franchise 90 j150 à 175La majorité des dossiers
+ incapacité, franchise 30 j175 à 210Indépendants
+ invalidité permanente partielle+ 15 à 25Métiers manuels
+ affections dos et psy+ 10 à 20Presque tous les dossiers
+ perte d'emploi+ 25 à 45Rarement rentable

La dernière ligne mérite un mot. La garantie perte d'emploi est celle dont le rapport entre le coût et la probabilité d'indemnisation effective est le plus défavorable, en raison des conditions d'ouverture et de la durée limitée de prise en charge. Elle est pourtant souscrite très largement, souvent sans avoir été demandée.

L'avant-dernière ligne est l'inverse : dix à vingt pour cent de cotisation supplémentaire pour une couverture qui joue dans une part importante des sinistres, et qui conditionne l'acceptation par la banque. C'est le meilleur rapport du tableau.

La comparaison

Remettre deux devis sur la même échelle

L'exercice prend une demi-heure et il est le seul qui produise une conclusion fiable. Commencez par établir votre périmètre cible, à partir des critères de la fiche standardisée de votre banque et de vos besoins réels : garanties, franchise, définition de l'invalidité, quotité.

Demandez ensuite à chaque assureur un devis sur ce périmètre exact, en le décrivant plutôt qu'en laissant chacun proposer sa configuration. Un devis établi sur un cahier des charges que vous avez fixé se compare, un devis établi sur la configuration que l'assureur juge commercialement attractive ne se compare pas.

Convertissez enfin chaque proposition en coût total en euros sur la durée restante de votre prêt. C'est le seul chiffre qui intègre à la fois le taux, la base de calcul et la durée. Deux offres au même taux affiché peuvent différer de plusieurs milliers d'euros sur ce total.

Un détail qui fait souvent basculer le classement : vérifiez si le tarif est garanti sur toute la durée ou révisable. Une offre légèrement plus chère mais verrouillée vaut souvent mieux qu'une offre attractive susceptible d'être réajustée dans cinq ans.

Avant de signer

Trois erreurs de lecture fréquentes

Confondre franchise et délai de carence

La franchise est le nombre de jours d'arrêt avant que l'indemnisation commence. Le délai de carence est la période, en début de contrat, pendant laquelle certaines garanties ne jouent pas encore. Les deux existent, ils ne se compensent pas, et un contrat peut prévoir les deux.

Lire le taux sans regarder l'assiette

Un taux sur capital initial porte sur un montant figé, un taux sur capital restant dû sur une dette qui diminue. Un contrat affiché à 0,20 % sur capital restant dû peut coûter moins cher qu'un contrat à 0,15 % sur capital initial. Le pourcentage seul ne veut rien dire.

Prendre l'invalidité permanente totale pour une couverture large

Elle ne se déclenche qu'à partir d'un taux d'invalidité de soixante-six pour cent, ce qui correspond à une situation lourde. Entre trente-trois et soixante-six, seule l'invalidité permanente partielle intervient. Sur certains métiers, c'est précisément cette tranche qui empêche de travailler.

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Nous reprenons chaque garantie de votre proposition, nous vous disons ce qu'elle apporte dans votre situation et nous comparons à périmètre identique avec le reste du marché. Sans frais.

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Questions fréquentes

Assurance emprunteur Allianz,
vos questions

En imposant le même périmètre à tous les assureurs consultés : mêmes garanties, même franchise, même définition de l'invalidité, même quotité, même traitement des affections du dos et psychiatriques. Convertissez ensuite chaque proposition en coût total en euros sur la durée restante du prêt.

L'incapacité temporaire de travail avec une franchise alignée sur votre maintien de revenus, et la couverture des affections du dos et psychiatriques, qui conditionne aussi l'acceptation bancaire. L'invalidité permanente partielle se justifie sur un métier manuel. La garantie perte d'emploi est rarement rentable.

Celle qui correspond à la durée pendant laquelle vos revenus sont maintenus par votre employeur ou votre prévoyance. Un salarié couvert trois mois par sa convention collective peut prendre quatre-vingt-dix jours. Un indépendant sans maintien de revenus a intérêt à descendre à trente, malgré le surcoût.

La franchise est le nombre de jours d'arrêt à écouler avant le début de l'indemnisation. Le délai de carence est une période en début de contrat pendant laquelle certaines garanties ne s'appliquent pas encore. Les deux peuvent coexister dans un même contrat et ne se compensent pas.

Rarement. Elle renchérit la cotisation de vingt-cinq à quarante-cinq pour cent, avec des conditions d'ouverture strictes, une durée d'indemnisation limitée et l'exclusion habituelle des ruptures conventionnelles et des démissions. Elle n'a aucun objet pour un fonctionnaire titulaire ni pour un indépendant.

Cela dépend du contrat. Certains garantissent le taux sur toute la durée, d'autres prévoient une révision périodique. Cette clause figure aux conditions générales et mérite d'être vérifiée avant signature, car un tarif révisable rend la comparaison initiale caduque au bout de quelques années.

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